Les dossiers de la DRANE
Les intelligences artificielles en éducation
Utilisés avec discernement, les services basés sur l’IA offrent des potentialités certaines de personnalisation des parcours d’apprentissage, de différenciation dans l’évaluation, d’accessibilité ou encore d’aide à la décision pour l’enseignant. Depuis l’irruption des intelligences artificielles génératives (IAG) en 2022, le paysage éducatif s’est transformé en profondeur notamment parce qu’elles ont contribué à nourrir une réflexion renouvelée sur les compétences du XXIᵉ siècle. Au-delà de la salle de classe, les IA peuvent également bénéficier à la gestion des écoles, collèges et lycées, en facilitant le suivi des élèves, l’analyse des données, la communication avec les familles, l’optimisation des ressources et la prise de décision stratégique.
Néanmoins, comme toute évolution technologique, l’IA présente des limites (biais, erreurs…) et peut engendrer des risques (propriété intellectuelle, traitement des données personnelles, impacts sur l’environnement…). C’est pourquoi, il importe que les usages qui en sont faits s’inscrivent dans le cadre éthique et juridique désormais posé aux niveaux national et européen.
Sommaire
1. Qu’est-ce que l’« intelligence artificielle » ?
Le cadre d’usage de l’IA en éducation (Ministère de l’Éducation nationale, juin 2025) définit l’IA comme :
« […] tout service numérique fondé sur des algorithmes probabilistes, s’appuyant sur le traitement statistique de vastes ensembles de données sur lesquels ils sont entraînés et capables de produire des résultats comparables à ceux obtenus par une activité cognitive humaine. On parle d’IA « prédictive » pour les modèles permettant de classifier des données ou d’anticiper des événements, tendances ou risques, et d’IA « générative » pour les modèles capables de produire des contenus (texte, image, son, vidéo). » (p.4)
L’expression « intelligence artificielle » est apparue en 1956. Son histoire est jalonnée de phases de croissance et de stagnation. Depuis les années 2000, avec l’arrivée des données « massives » et des capacités de calcul des ordinateurs, l’IA vit une période d’expansion marquée en particulier par le développement des IA génératives. Conséquence de ce développement : l’IA fait l’objet d’un fort enthousiasme mais aussi de fantasmes et de peur. L’IA, tout en entrant dans nos vies au quotidien, nourrit nos imaginaires.
Intelligence biologique VS intelligence artificielle
Être intelligent, en résumé, c’est savoir et pouvoir mobiliser nos facultés mentales et cognitives pour apprendre, créer, anticiper, résoudre des problèmes, nous adapter… L’intelligence est indissociable de notre corps. Elle associe logique et émotion. L’intelligence artificielle, quant à elle, utilise des algorithmes et des machines pour simuler certaines des capacités de l’intelligence humaine à l’exemple des réseaux de neurones artificielles qui reproduisent, de manière très simplifiée, le fonctionnement des neurones de notre cerveau. En matière de consommation énergique, les machines sont beaucoup moins efficaces que les systèmes biologiques. Les différentes formes d’intelligence artificielle rencontrées dans la vraie vie sont techniques et très spécifiques. Même si la recherche poursuit la compréhension des mécanismes de l’intelligence et sa modélisation, nous sommes encore très loin de reproduire les fonctions complexes de notre cerveau. Ces technologies d’IA relèvent parfois davantage d’usages ponctuels ou expérimentaux que d’innovations de rupture. Cela dit, dans de nombreux domaines, l’intelligence artificielle a permis des progrès techniques impressionnants.
Vidéo réalisée par Class’Code de 8mn23.
Class’Code est un projet porté par l’INRIA. Il s’agit d’un programme de formation à la pensée informatique.
2. L’IA sert tout à la fois les apprentissages et la gestion des établissements
L’IA est aujourd’hui omniprésente dans la vie quotidienne, que ce soit à travers les assistants vocaux, les recommandations sur les plateformes de vente en ligne ou de streaming ainsi que les outils d’IAG. Pour les élèves, comprendre comment ces outils fonctionnent et les impacts qu’ils peuvent avoir sur leurs choix et leur comportement est crucial. En intégrant l’IA dans les programmes scolaires, il devient possible de leur offrir la possibilité de décoder les algorithmes qui régissent leur environnement numérique. Cette connaissance leur permettra de devenir des utilisateurs éclairés, capables d’exploiter les technologies à leur avantage tout en restant critiques face aux biais et aux manipulations potentielles.
Parcours apprenants Pix IA pour les élèves
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Depuis janvier 2026, et comme annoncé dans la circulaire de rentrée 2025, le parcours sur l’IA est obligatoire pour les élèves de 4ème, 2nde et première année de CAP. Il permet aux élèves de se former à l’IA en découvrant ce qu’elle est, ses principales techniques et ses domaines d’application. Il les accompagne également dans l’usage des logiciels d’IA générative en les aidant à identifier les opportunités qu’ils offrent ainsi que leurs limites.
Ce parcours IA est composé de 2 parties :
- Partie 1 : Décrypter le fonctionnement et les enjeux de l’IA
- Partie 2 : Utiliser l’IA générative de façon éclairée et efficace
Chacune des deux parties commence par un parcours diagnostic puis, en fonction des résultats, la plateforme propose des modules de formation personnalisés qui se débloquent successivement vers un niveau de difficulté toujours plus grand.
L’accès à ce parcours Pix IA s’effectue depuis les espaces Pix Orga des établissements scolaires,
N.B. Un « parcours apprenant » est un parcours Pix (ou plusieurs) associé(s) à un ou plusieurs modules de formation et accessibles via un seul code.
IA comme sujet d’enseignement transversal
L’IA peut être abordée dans de nombreuses disciplines : français, biologie, philosophie, langues vivantes, etc.
Le rapport de l’IGÉSR de 2024 recommande de « formaliser un curriculum de formation à l’IA tout au long de la scolarité qui offre, en s’appuyant sur toutes les disciplines, une éducation à la littératie de l’IA pour tous les élèves dans l’ensemble des voies de formation, mais aussi une formation au fonctionnement de l’IA pouvant déboucher sur une spécialisation dans ce domaine. »
Pour pouvoir les utiliser de manière éclairée, les élèves doivent comprendre comment ces systèmes fonctionnent, quelles données ils utilisent et quelles limites ils comportent. De nombreux cadres de compétences, comme ceux élaborés par l’UNESCO, invitent à développer une « culture IA » articulant connaissances techniques de base (algorithmes, apprentissage automatique), capacité critique à évaluer les productions de l’IA et réflexion éthique sur ses impacts sociaux, afin de former des citoyens capables non seulement d’utiliser ces outils, mais aussi d’en questionner les usages et de participer à leur évolution
Pilotage et gestion des établissements scolaires augmentés par l’IA
Ces dernières années, les établissements scolaires ont vu se multiplier et se complexifier les formalités administratives. Dans ce contexte, l’IA apparaît comme un appui pour alléger certaines tâches répétitives ou procédurales et ainsi dégager du temps pour le cœur du métier éducatif : le pilotage pédagogique, l’accompagnement des élèves et le travail collectif au sein des équipes. En effet, le suivi des absences, la génération de comptes-rendus de réunions ou encore la planification ou communication de base avec les familles peuvent être délégués à des assistants virtuels, ce qui réduit les erreurs et libère les équipes pour des activités à plus forte valeur pédagogique. L’IA permet également d’optimiser l’allocation des ressources humaines et matérielles grâce à des outils de planification et de prévision (effectifs, besoins en salles, budgets), capables d’anticiper les tensions de capacité et de suggérer des scénarios d’organisation plus efficaces.
Cela dit, les usages pour la gestion administrative des écoles et établissements scolaires sont pour l’instant limités, la conformité au RGPD constituant une préoccupation pour les directeurs d’école et les chefs d’établissement.
Quelques exemples concrets d’usages pédagogiques
Les outils basés sur l’IA peuvent venir en appui de l’acte d’enseigner. Certaines tâches d’un enseignant sont potentiellement automatisables, lui laissant ainsi plus de temps pour s’occuper davantage de la pédagogie. En guise d’exemple, l’IA peut être utilisée pour :
- la conception avancée, à partir d’un cours existant, de flashcards ou encore de quiz et QCM accompagnés de leurs corrigés
- la génération de textes ou de dictées audio
- une assistance à la création artistique, littéraire ou en arts visuels
- la traduction instantanée de textes en langues étrangères ou l’adaptation du niveau de langue d’un texte en langues vivantes
- un changement de format (transcription d’un texte en tableau ou inversement)
- une synthèse écrite ou orale d’un document
- l’aide à la construction d’un plan de cours ou d’une mise en place d’activités pédagogiques sur un thème donné
- ….
3. « L’usage de l’IA est autorisé en éducation dès lors qu’il respecte le cadre défini »
Le développement rapide de l’IA interroge le monde éducatif. Pour accompagner les usages à l’école, un cadre éthique et juridique est proposé à la communauté éducative.
Publié en juin 2025 par le Ministère de l’Éducation nationale, ce cadre d’usage pose les repères éthiques, pédagogiques, juridiques et environnementaux nécessaires pour intégrer l’IA dans les pratiques professionnelles et les apprentissages. Ce texte est le fruit d’une large consultation nationale des organisations représentatives de la communauté éducative et des agents du ministère, menée de janvier à mai 2025.
« Si l’IA constitue un enjeu et un apport potentiel pour l’éducation, elle doit néanmoins être utilisée dans le respect d’un cadre éthique et juridique, de manière consciente et raisonnée alors que les outils disponibles actuellement sont majoritairement non souverains, non libres, opaques dans leur fonctionnement et leurs données d’entraînement, et consommateurs en ressources et en énergie […] L’usage de l’IA en éducation s’effectue exclusivement au service des apprentissages et des pratiques professionnelles, dans le respect des valeurs de l’École de la République, du cadre légal sur la protection des données à caractère personnel, de la liberté pédagogique et des enjeux environnementaux.» (p.4)
▶ Lisez l’intégralité du cadre d’usage
▶ Écoutez le résumé audio réalisé avec un outil d’intelligence artificielle
Consultez également le rapport L’intelligence artificielle dans les établissements scolaires, sur le plan administratif et pédagogique (IGÉSR, mai 2025). Il évalue les opportunités propres à l’IA en éducation et documente ses usages réels dans les établissements scolaires du premier et du second degrés. Dix recommandations sont formulées pour contribuer à créer une dynamique globale d’appropriation de l’IA en éducation.
▶ Écoutez le résumé audio réalisé avec un outil d’intelligence artificielle
▶ Comment enrichir ou renouveler ses pratiques professionnelles avec l’IA, sans jamais remplacer l’expertise de l’enseignant et toujours dans le respect du cadre d’usage fixé par l’Éducation nationale ? Une série de podcasts à découvrir sur PodEduc Dynamique(s) conçue par la sous-direction de l’innovation, de la formation et des ressources, Direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO, Ministère de l’Éducation nationale)
4. Les IAG : assistants IA ponctuels ou réguliers
Assistants IA VS moteurs de recherche
Les moteurs de recherche évoluent et intègrent progressivement des assistants IA à leurs services pour offrir une expérience plus complète, plus interactive et personnalisée. À court ou moyen terme, moteurs et assistants IA seront appelés à coexister. L’utilisateur pourra choisir selon ses besoins : explorer (moteur), comprendre et agir (assistant), ou combiner les deux. Il restera toujours une coexistence, mais l’IA prendra une place grandissante et incontournable dans la recherche d’information.
💡 Un agent conversationnel est un programme informatique capable de dialoguer avec un utilisateur en langage naturel, à l’écrit ou à l’oral, via une interface de chat ou vocale. Il s’appuie généralement sur l’intelligence artificielle et le traitement automatique du langage pour comprendre les questions, formuler des réponses pertinentes et parfois réaliser des actions (par exemple donner une information, aider dans une démarche, effectuer une réservation). On parle aussi de chatbot, de bot conversationnel ou d’assistant virtuel, ces termes désignant des variantes d’un même principe : simuler, de manière automatisée, une conversation inspirée des échanges humains
Du simple assistant à l’IA agentique : 3 niveaux d’autonomie
- Un assistant IA, c’est l’outil le plus simple à comprendre : il répond à vos questions ou réalise une petite tâche à la demande, comme un « super moteur de recherche » qui fonctionne en langage naturel (par exemple rédiger un mail, expliquer une notion, proposer une idée d’activité).
- Un agent IA va plus loin : on lui fixe un objectif (par exemple organiser les surveillances du brevet) et il enchaîne lui‑même plusieurs actions pour y arriver, en allant chercher des informations, en faisant des choix et en s’adaptant au fur et à mesure, avec une certaine autonomie.
- Une IA dite « agentique » désigne justement cette nouvelle génération d’IA très autonomes, capables de planifier, de raisonner et d’agir de manière comparable à un « collaborateur numérique » qui prend des initiatives dans le cadre qu’on lui a donné, ce qui pose des questions fortes de contrôle humain, de fiabilité et d’éthique.
Ce qu’il convient de retenir ici, c’est qu’on ne doit pas utiliser un assistant IA comme on utilise un moteur de recherche.
SI l’on veut des réponses de qualité, il faut lui donner des instructions précises et ainsi, au lieu de deviner ce que l’on souhaite, l’assistant IA va creuser nos besoins, affiner nos objectifs et dissiper le flou.
IA génératives et art du prompt
Comment fonctionne une IAG ?
Une IAG est un système d’intelligence artificielle qui apprend à partir de vastes corpus de données pour repérer des régularités dans ces contenus. Pendant la phase d’entraînement, le modèle réalise des millions d’exercices de prédiction (par exemple, deviner le mot suivant dans une phrase ou le détail suivant d’une image), puis ajuste progressivement ses paramètres pour réduire l’écart entre ses prédictions et la bonne réponse. Une fois entraînée, l’IA utilise ces connaissances statistiques pour générer de nouveaux contenus en réponse à un « prompt » (ou consigne, ou instruction, ou commande) de l’utilisateur, en produisant des textes, images ou autres médias cohérents avec les exemples qu’elle a appris, sans les copier à l’identique.
Les IAG utilisent le langage naturel comme entrée sont alimentées par de grands modèles de langage (LLM) pour effectuer un traitement du langage naturel (NLP).
* L’obstacle majeur au développement des LLM est le coût élevé de l’entraînement et de la maintenance de ces modèles ainsi que le volume de données prohibitif qu’ils nécessitent pour être efficaces. Les LLM peuvent générer du contenu inapproprié ou biaisé si les données d’entraînement ne sont pas soigneusement sélectionnées et équilibrées.
Maîtriser l’art du prompt, c’est aussi accepter une démarche itérative : on teste une première formulation, on regarde ce qui convient ou non, puis on reformule pour affiner la réponse jusqu’à obtenir un résultat satisfaisant. Cette façon de faire rejoint des compétences déjà familières aux professionnels de l’éducation : expliciter ses objectifs, ajuster une consigne, différencier en fonction des retours, exercer un regard critique sur une production. En ce sens, le prompt n’est pas un gadget technique, mais une nouvelle compétence professionnelle au croisement de la didactique, du numérique et de l’éthique, indispensable pour utiliser les IA de manière éclairée et au service des apprentissages comme de la gestion des écoles et établissements.
Paramétrer un assistant IA avec des prompts structurés plutôt que de converser avec lui
🌏 Un prompt correctement formulé permet d’utiliser moins de ressources et de créer moins de générations. Ainsi, bien réfléchir son prompt, c’est s’inscrire dans un usage raisonné des IAG.
5. Les IA, moteurs de créativité et de coopération
Le digital a révolutionné hier l’éducation en facilitant la création d’environnements d’apprentissage interactifs et l’IA consolide aujourd’hui ces évolutions. Elle s’avère déterminante pour booster l’engagement des élèves mais aussi la formation professionnelle. À titre d’illustration, le modèle Participatif-Passif (PP) pour l’IA dans l’éducation (#PPai6) distingue six niveaux d’engagement créatif :
« Alors que l’IA a historiquement cherché à « imiter » l’intelligence humaine (paradigme de la simulation), les auteurs proposent une transition vers l’intelligence hybride et la co-créativité humain-IA . Le postulat central est que l’IA ne doit pas simplement automatiser des tâches mais servir d’appui pour la créativité et l’agentivité (capacité d’agir) des apprenants.» (Applications créatives de l’intelligence artificielle en éducation, par Urmeneta et Romero, Carnet Hypothèses 2024)
Diversification des supports facilités pour une différenciation et une personnalisation des parcours d’apprentissage
En variant les formats (textes, vidéos, podcasts, exercices interactifs, cartes mentales, quiz adaptatifs…), il devient possible de proposer des entrées multiples sur un même objet d’étude, d’ajuster la difficulté, le degré de guidage ou le type de tâche (écrit, oral, visuel) en fonction des besoins, des rythmes et des profils d’apprentissage de chacun. Ainsi, cette multiplicité des supports offre un moyen concret de construire des parcours modulables, inclusifs et motivants.
En parallèle, certains outils d’IA permettent d’adapter plus finement les contenus et les activités au niveau et au rythme de chaque élève : génération d’exercices gradués, reformulation de consignes, propositions d’exemples supplémentaires ou d’extensions pour les élèves les plus avancés. L’enseignant reste au cœur des choix pédagogiques, mais bénéficie d’un appui pour concevoir des parcours plus personnalisés, où chacun peut progresser à son rythme tout en travaillant les mêmes compétences, dans un cadre plus inclusif et engageant pour l’ensemble de la classe.
Production facilitée de supports de cours enrichis
Les IAG offrent de nouvelles possibilités pour concevoir rapidement des supports de cours variés ou de décliner plusieurs versions d’un même contenu, adaptées à différents niveaux ou profils d’élèves. Par exemple, elles peuvent générer à partir d’un simple texte, d’un extrait de manuel ou d’une ressource en ligne, des plans de séances pédagogiques, des questionnaires, des flashcards, des cartes mentales, des fiches de synthèse, des activités interactives, intégration de vidéos explicatives, quiz de compréhension, glossaires automatiques, exemples supplémentaires ou mises en situation contextualisées.
Ces activités ne sont bien sûr pas nouvelles, mais produite de manière plus rapide et plus rationalisée.
Aide à la mise en place de projets de groupes pour les élèves
Les enseignants peuvent s’appuyer sur l’IA pour trouver l’inspiration sur des scénarios d’activités collaboratives ou des tâches différenciées à partir d’un même thème (production d’une musique sur un texte, assistance dans la construction d’une présentation orale, réécriture d’un texte écrit à plusieurs mains, élaboration d’un jeu de société par les élèves…), pour structurer les étapes (recherche, production, restitution, évaluation) sous forme de plans de travail ou de rétroplannings. En quelques requêtes, des consignes, des critères de réussite, des fiches de rôles ou des grilles d’auto-évaluation peuvent être générés.
L’IA peut aussi bénéficier à la répartition des rôles et à la dynamique de groupe, en aidant l’enseignant à penser des équipes complémentaires, à proposer de multiples défis adaptés aux compétences de chacun, y compris en termes de coopération, de communication ou de créativité.
6. Les IA « embarquées »
La valeur ajoutée de l’IA ne se situe pas seulement dans la production de contenus avec les IA génératives mais aussi au niveau du processus de sélection des contenus. Les technologies intelligentes permettent les analyses individuelles fines et une personnalisation de l’apprentissage de chaque élève. C’est ce qu’on appelle l’apprentissage adaptatif ou adaptive learning. Au-delà du suivi de la progression ou régression des élèves, l’IA peut aider les élèves à traiter l’information voire à en produire à l’aide des agents conversationnels et des générateurs de texte par exemple.
Nombreuses sont les EdTech qui intègrent une part croissante d’IA pour ajuster des contenus : créations de parcours ludifiés à partir d’un cours, chatbot ou tuteur virtuel pour les élèves, programmes d’entraînement adapté, correction ou analyse des progressions ou régressions... Une entreprise EdTech mobilise les technologies numériques afin d’améliorer les pratiques d’enseignement et d’apprentissage, notamment à travers le développement de plateformes éducatives en ligne et d’applications de gestion scolaire. Elle vise à favoriser une éducation plus efficace et inclusive, en offrant aux apprenants des parcours adaptés à leur rythme et en soutenant les personnels éducatifs dans la gestion et le suivi de leurs activités.
L’intégration de l’IA au sein des EdTech constitue donc un levier supplémentaire pour renforcer la qualité, l’équité et l’efficacité du système éducatif et à ce titre, le développement des EdTech s’inscrit au cœur de la stratégie du numérique de l’éducation.
7. Les assistants IA ne suffisent pas à eux tous seuls
Les assistants ne peuvent être considérés comme uniques références.
Il importe de consulter une pluralité de médias d’information pour se faire un avis sur un sujet.
L’IA est très performante mais elle présente des limites. Elle reste un outil nécessitant un contrôle, une interprétation et une supervision humaine.
- L’IA ne comprend ni ne réflechit : elle combine des données.
- L’IA n’invente pas : ses résultats sont basés sur des combinaisons d’exemples préexistants.
- L’IA n’apprend pas au sens humain du terme : elle peut générer des erreurs, des incohérences ou des informations fausses (ce qu’on appelle “hallucinations”)… elle n’est donc pas fiable à 100%. Elle est dépendante de la qualité et de la diversité des données sur lesquelles elle a été entraînée. Or, celles-ci peuvent être biaisées, incomplètes ou orientées, l’IA reproduit ces biais (discriminations possibles). En outre, elle ne peut apprendre ni évoluer sans nouvelles données ou corrections humaines. Beaucoup de systèmes IA sont parfois difficiles à expliquer (“boîte noire”) : on ne sait pas toujours comment ou pourquoi une décision est prise.
- L’IA n’a ni morale, ni sens commun, ni esprit critique, ni émotion
Il s’agit de ne pas se laisser leurrer par sa fluidité de réponse apparente.
8. Enjeux éthiques de l’IA : à nous de choisir la direction du changement
Les sociétés humaines qui disposent de tels outils ne sont pas à l’abri de dérives :
- Une IA mal contrôlée peut être un outil de traçage des personnes, de surveillance, de “catégorisation” ou de profilage avec une exploitation de leurs données à leur insu, de non-respect de la propriété intellectuelle.
- Une IA peut engendrer des biais, renforcer des stéréotypes, produire des informations fausses ou non sourcées. Elle peut manquer de transparence sur leur fonctionnement et les résultats produits ne sont parfois pas explicables..
- Une IA peut être vulnérable aux cyberattaques.
- Les IA ont un impact important sur l’environnement avec des pollutions, la consommation d’eau pour refroidir les centres de données, la consommation électrique.
- L’impact humain avec l’exploitation de travailleurs pour modérer les IA ou pour l’extraction des métaux utilisés pour produire les machines n’est pas non plus à ignorer.
- L’IA ne condamne pas l’effort, sauf si l’homme le décide. L’enjeu est d’en faire un partenaire, pas un substitut à la volonté d’apprendre, de créer et d’agir. Oui, l’IA modifie déjà notre rapport à l’effort et à l’apprentissage : de nombreux outils automatisent les tâches répétitives, facilitent le travail et optimisent la recherche d’informations. L’assistance peut rendre certaines démarches plus rapides, mais elle pose aussi le défi de préserver l’esprit critique, la créativité et la capacité à apprendre par soi-même.
Enseigner l’IA, c’est mieux comprendre son fonctionnement, ses limites et les éventuels risques encourus. Maîtriser les outils et services faisant appel à l’IA, c’est ne pas en être dépendant. En étant formés aux concepts de base de l’IA, ainsi qu’aux défis éthiques qu’elle soulève, les enseignants pourront mieux utiliser l’IA pour produire leurs cours et l’intégrer dans leurs pratiques pédagogiques, en lien avec les élèves.
► Consultez la page Éduscol: Les enjeux éthiques de l’intelligence artificielle
Pour une utilisation conforme à la protection des données
Pour accompagner l’usage de l’IA dans le cadre pédagogique, la CNIL a publié en juin 2025 deux foires aux questions :
- Une FAQ pour les enseignants, centrée sur les usages pédagogiques concrets, les bonnes pratiques et les précautions à prendre en classe
- Une FAQ pour les responsables de traitement (chefs d’établissement, ministère, autorités académiques), axée sur les obligations légales et les conditions de mise en conformité
« Ces ressources fournissent des repères essentiels avec des conseils à prendre en compte avant tout usage d’un système d’IA dans un but pédagogique, à commencer par le choix de l’outil, la compréhension de son fonctionnement, ainsi que son paramétrage. La CNIL rappelle également qu’il est important d’intégrer un délégué à la protection des données dans ce type de réflexion. Ces bonnes pratiques permettent d’ancrer l’usage de l’IA dans un cadre éducatif éthique, transparent et respectueux des droits des personnes, en particulier des mineurs. Au-delà des aspects pédagogiques et juridiques, l’introduction de l’IA dans l’éducation doit s’inscrire dans une réflexion plus globale. Les systèmes d’IA ne sont pas neutres : leur développement et leur usage impliquent des enjeux éthiques, sociaux et environnementaux que les acteurs éducatifs doivent également prendre en compte.»
L’IA et la sobriété numérique sont-elles conciliables ?
La sobriété numérique, c’est la réduction de l’empreinte environnementale du numérique. Cette démarche repose sur trois piliers : éviter les usages inutiles, réduire les volumes (données, puissance, fréquence d’usage) et améliorer l’efficacité des systèmes réellement nécessaires.
Les grandes IA (génératives notamment) mettent en tension la sobriété car elles sont très gourmandes en calcul, énergie, métaux et eau. Mais à l’inverse, elles peuvent être mises au service de l’environnement. Comment ? :
– en aidant à optimiser des systèmes existants : réseaux électriques, chauffage de bâtiments, mobilité, logistique, ce qui permet de réduire des consommations réelles (les coûts de l’IA ne doivent évidemment pas dépasser ces gains)
– en orientant les décisions publiques vers plus de réduction des usages et plus d’efficacité énergétique.
IA et sobriété numérique peuvent être compatibles, à condition que soient conçus des systèmes beaucoup plus sobres par défaut, que les algorithmes soient optimisés, que les composants soient réutilisés et que l’on accepte de réduire fortement certains usages… C’est aussi mettre des garde-fous sur la demande : limiter les usages récréatifs massifs et encadrer les services très énergivores.
L’ambition ne doit pas dépasser les ressources.
Pour un usage sobre de l’IA, il faut se poser systématiquement la question « L’IA est‑elle vraiment nécessaire ici ? » dans ses choix de projets pédagogiques et bien analyser les bénéfices et les impacts de nos choix.
L’École est-elle vouée à être remplacée ?
Non, l’École ne sera pas substituée par l’IA même si elle pourrait sembler la concurrencer sur certains aspects. L’éducation est une expérience humaine, sociale, réflexive et émotionnelle que la technologie ne peut simuler pleinement. L’enjeu est de trouver le bon équilibre et d’accompagner les évolutions pour que l’IA renforce le rôle de l’École, sans jamais s’y substituer.
- Le rôle humain est irremplaçable : l’École ne sert pas seulement à transmettre des savoirs : elle socialise, forme l’esprit critique, développe les valeurs et accompagne chaque individu dans son développement humain. Les enseignants jouent un rôle de médiateurs, de guides, de modèles ; ils captent les émotions, gèrent la dynamique du groupe, soutiennent et encouragent.
- L’apprentissage est une expérience collective et citoyenne : l’École est un espace de vie sociale, de rencontre, de débat et de construction commune : l’IA ne peut offrir ce lien social et affectif.
- L’adaptation et accompagnement des enseignants est cruciale : l’enseignant repère les difficultés, adapte son discours, individualise l’accompagnement. L’IA peut assister, mais elle ne remplace ni la créativité, ni la capacité de s’ajuster à l’humain. L’IA peut enrichir l’enseignement, adapter les ressources, faciliter l’apprentissage personnalisé, mais elle doit rester un outil au service de l’humain, de la pédagogie et de la réflexion
- La transmission de valeurs : l’École apprend à douter, à discipliner la pensée, à argumenter, à confronter les visions. L’IA propose des réponses, mais elle ne développe pas le recul critique ni les compétences citoyennes.
On ne peut pas non plus nier qu’il y a un risque de “fainéantise”: si l’IA fait tout à notre place, certains pourraient se contenter de résultats pré-mâchés, moins approfondir ou explorer par eux-mêmes. L’enjeu éducatif est donc d’apprendre à utiliser l’IA pour enrichir les compétences, renforcer la curiosité et l’autonomie, garder l’effort au cœur des apprentissages et de la construction du savoir. L’IA devrait être conçue et utilisée comme un outil d’émancipation, pas de substitution totale. Les transformations technologiques ont toujours posé cette question (calculatrices, Internet, etc.) : l’important est d’accompagner ces évolutions avec réflexion, pédagogie et valeurs.
9. Se former avec la DRANE Bourgogne-Franche-Comté
Des formations à candidature individuelle
Une formation en ligne en auto-inscription
La DRANE propose depuis 2020 un parcours Magistère de deux heures, en auto-inscription, intitulé Les fondamentaux de l’IA. L’IA est de plus en plus présente dans notre quotidien. Il est important d’en mesurer les enjeux dans le domaine de l’éducation. Cette formation propose de découvrir les grandes étapes de l’histoire de l’intelligence artificielle et les principaux concepts de cette technologie. Elle met en lumière les agents conversationnels, les IA génératives et la rédaction de prompts pour générer du contenu.
Des formations inscrites au PRAF (sur abonnement puis inscription auprès des EAFC)
Pour répondre aux enjeux liés à l’intelligence artificielle, la DRANE Bourgogne Franche-Comté propose une offre de formation progressive et pensée d’abord pour accompagner les enseignants mais accessible à l’ensemble des acteurs de l’éducation.
Un premier axe cible directement les enseignants, avec des modules d’acculturation à l’IA qui permettent de comprendre le fonctionnement des IA génératives, leurs usages possibles pour la préparation des cours, l’évaluation ou la différenciation, ainsi que leurs limites et enjeux éthiques ; ces formations, centrées sur la pratique et l’analyse réflexive, invitent les participants à expérimenter les outils, à interroger leurs effets sur les apprentissages et faire évoluer leurs gestes professionnels, tout en abordant spécifiquement les biais algorithmiques, la protection des données et la responsabilité professionnelle.
Un second axe vise à installer une culture commune de l’IA dans l’ensemble des services, en lien étroit avec la DRASI : cette offre transversale s’adresse à tous les personnels, enseignants comme administratifs, et traite des usages de l’IA dans les métiers, de la transformation des organisations qu’elle induit et des cadres juridiques et éthiques qui encadrent ces nouveaux usages.
Des formations à candidature collective
La DRANE intervient également en établissement et accompagne les projets numériques pédagogiques sur l’intelligence artificielle. Les chefs d’établissements peuvent en effet solliciter une formation d’initiative locale (FIL) ou en réseaux (FIR) depuis Airbnl (Académie de Dijon) ou Gaia vert (Académie de Besançon) selon le calendrier transmis par les EAFC.
Les FIL sont conçues sur mesure et s’adaptent aux spécificités de chaque établissement. Par ailleurs, elles renforcent la cohérence régionale et encouragent la co-construction de pratiques entre pairs. En 2024-2025, plus de 2000 enseignants ont été formés, illustrant la vitalité du réseau et la pertinence d’un accompagnement de proximité.
Saison 1 des podcasts de la DRANE Les IA en éducation
Cette série audio en six épisodes a été produite en 2024 dans le cadre de la 2è édition du séminaire IA régional. Elle est diffusée sur la plateforme régionale d’hébergement et de diffusion de podcasts.
Elle propose les témoignages d’enseignants qui ont choisi de développer des outils basés sur des IA, de se familiariser avec l’IA, de les utiliser en classe avec leurs élèves pour leur faire comprendre comme elle est construite et comment elle fonctionne.
Les séminaires IA de la Région académique Bourgogne-Franche-Comté
Depuis 2023, dans le cadre du dispositif TNE 25, la DRANE co-organise avec la DRASI, les EAFC des Académies de Besançon et Dijon ainsi que Réseau Canopé, un séminaire annuel réunissant formateurs, chercheurs, experts et enseignants. Ce temps fort favorise la mutualisation, valorise les initiatives locales et renforce le lien entre formation et recherche, touchant à ces occasions-là, des participants présents sur les huit départements.
Séminaire IA du 10 avril 2024 : Cette journée de réflexion et de pratique était destinée aux enseignants des premier et second degrés, aux cadres, aux enseignants référents aux usages du numérique (ERUN), aux référents pour les ressources et usages pédagogiques numériques (RUPN) et aux inspecteurs de l’Éducation nationale (IEN) chargés du numérique.
Séminaire IA du 25 janvier 2025 : Fort du succès de sa première édition qui a permis une acculturation des acteurs éducatifs aux outils d’intelligence artificielle, le séminaire régional a été reconduit pour une deuxième édition plus approfondie.
Séminaire IA du 4 février2026 : Ce séminaire accueillera les acteurs de l’Éducation nationale de la Région académique, qu’ils exercent en établissement scolaire ou dans les services déconcentrés.
10. Les expérimentations en cours dans la Région académique Bourgogne-Franche-Comté
Des kits de robots IA en prêt utilisables avec les élèves
La DRANE propose en prêt, aux collèges et lycées de Bourgogne-Franche-Comté, un kit d’expérimentation de l’IA permettant la découverte puis la prise en main d’un robot apprenant avec l’IA. Grâce à des séquences pédagogiques proposées, les élèves peuvent être acculturés progressivement à l’IA. Le kit est composé de quatre robots « AlphAI », de quatre ordinateurs disposant d’une application de commande des robots ainsi que d’une arène. Il permet d’« ouvrir la boîte noire de l’IA », d’appréhender visuellement les différentes formes d’IA, de manipuler les algorithmes, dont les fameux réseaux de neurones artificiels.
Toute demande de prêt est à adresser à : pret-materiel@region-academique-bourgogne-franche-comte.fr (en précisant votre nom, votre discipline ou fonction, votre établissement ou école et votre besoin décrit en quelques lignes)
P2IA : des outils d’apprentissage adaptatif dans les écoles
Conscient des potentialités de l’IA en matière éducative, le Ministère a créé le partenariat d’innovation intelligence artificielle (P2IA). Il s’agit d’un marché public ouvert aux EdTech françaises qui proposent des solutions basées sur l’IA, au service des apprentissages fondamentaux. La spécificité d’un P2IA est de reposer sur une démarche de co-construction rassemblant aussi bien les enseignants et leurs élèves que les fournisseurs privés de ressources numériques ainsi que des laboratoires de recherche.
Le P2IA lancé à la rentrée 2025 pour le cycle 3 (CM1, CM2, 6ᵉ) est soutenu par France 2030. Il associe des Ministères, des Académies volontaires, des laboratoires de recherche et des entreprises afin de développer des services numériques fondés sur l’IA au service de la réussite de tous les élèves. Ce dispositif vise à expérimenter, dès janvier 2026, six services d’assistance et de recommandation dans un cadre juridique et éthique sécurisé, en intégrant une dimension d’acculturation à l’intelligence artificielle pour les enseignants, les élèves et leurs familles.
Ces six services couvrent le français (Expliq, Edumalin), les mathématiques (Mathia C3, Origamia) et les langues vivantes (Cards, yLANG), en combinant assistants pédagogiques, agents conversationnels, activités interactives, différenciation, suivi individualisé et tableaux de bord pour les enseignants. Expliq et Edumalin soutiennent la lecture, la compréhension, l’écriture et l’étude de la langue ; Mathia C3 et Origamia proposent des parcours personnalisés en mathématiques, articulant manipulation, résolution de problèmes, algorithmique et programmation ; Cards et yLANG renouvellent l’apprentissage des langues vivantes via des jeux de cartes, des activités guidées, de la reconnaissance vocale et un moteur de recherche pédagogique, tout en laissant aux enseignants la maîtrise des choix didactiques.
▶ Intelligence artificielle au service des apprentissages au cycle 3 (Éduscol, octobre 2025)
GTnum #DescolIA (2025-2028)
L’Intelligence Artificielle au service de la prévision du décrochage scolaire
La Région académique Bourgogne Franche-Comté est un des territoires associés au GTnum #DescolIA. S’appuyant sur l’expérience des acteurs de terrain et sur des données issues des territoires, le GTnum #DescolIA vise à concevoir des modèles d’intelligence artificielle dédiés, équitables et explicables de prédiction du décrochage scolaire :
« Le GTnum #DescolIA a pour objectif de concevoir des modèles de prévision du risque de décrochage scolaire afin de doter l’ensemble des acteurs de l’éducation nationale (DASEN, inspecteurs, chefs d’établissement, référents décrochage, professeurs principaux…) d’outils de pilotage propres à identifier mais surtout prévenir les situations de décrochage scolaire. Ce groupe de travail s’appuiera sur l’usage et l’exploitation de la donnée à travers des modèles d’intelligence artificielle. L’élaboration de ces modèles fera l’objet d’une recherche doctorale en informatique encadrée par le laboratoire LORIA et la fédération de recherche ICVL.»
► En savoir plus sur le GTnum #DescolIA (2025-2028)
Co-pilotés par la Direction du numérique pour l’éducation (DNE) et l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR), les travaux académiques mutualisés (TraAM) permettent de favoriser la rencontre entre les académies autour de thèmes émergents du numérique éducatif. Suivis par les IA-IPR, les TraAM donnent également lieu à la production de scénarios pédagogiques indexés dans Édubase mais aussi de modules de formation Magistère.
Certains TraAM de la Région académique BFC ont produit des scénarios pédagogiques de qualité portant sur l’IA et continuent ce travail en s’appuyant sur des équipes disciplinaires dynamiques ; en l’occurrence, l’intelligence artificielle est au cœur des TraAM documentation
▶ En savoir sur le TraAM Documentation (2025-2026) : Développer une culture de l’IA par les pédagogies actives
▶ En savoir plus sur les TraAM, laboratoires de pratiques numériques
Pour aller plus loin

Lettre ÉduNum Thématique n°24 (octobre 2024)
Cette publication examine en profondeur les représentations graphiques de l’IA dans les médias, ainsi que les esthétiques visuelles, textuelles et musicales produites par les artefacts génératifs. Elle explore également l’influence de ces technologies sur la créativité, offrant un éclairage enrichi sur les interactions entre l’IA et les champs artistiques contemporains.

Carnet Hypothèses « Éducation, numérique et recherche » (janvier 2024)
Ce document, réalisé par la DNE propose un état des lieux sur les apports de la recherche et les lignes directrices des institutions internationales sur l’intelligence artificielle et l’éducation : diversité des définitions et des approches, enjeux pour les politiques publiques, enjeux éthiques, domaines d’application, pistes de travail pour former et enseigner, perspectives avec le tournant actuel de l’IA générative et des grands modèles de langage.

Projet européen AI4T
Le projet AI4T (Artificial Intelligence for and by teachers/ l’intelligence artificielle pour et par les professeurs) est initié par le Ministère de l’ Éducation nationale, coordonné par France Éducation International et s’inscrit dans le cadre des projets de soutien à la réforme politique d’Erasmus +.
L’objectif principal est de construire des supports de formation de premier niveau sur l’utilisation de l’IA en éducation à destination des enseignants et des personnels d’encadrement sous la forme d’un MOOC et d’un manuel ouvert.

GTnum #Scol_IA (juillet 2023)
Publication du portfolio du groupe thématique numérique GTnum #Scol_IA : Enseigner et apprendre à l’ère de l’intelligence artificielle

GTnum #IA_EO (septembre 2023)
Publication du portfolio du groupe thématique numérique GTnum #IA_EO : L’impact de l’IA à travers l’éducation ouverte

Le rapport thématique n° 3 : IA et éducation
Le mercredi 30 octobre 2024, la délégation à la prospective a adopté le rapport thématique sur L’IA et éducation.
Ce rapport du Sénat recommande un cadre d’usage pour mettre l’IA au service de l’école et demandent un meilleur accompagnement des enseignants, une formation ad hoc et un approfondissement de la recherche sur le sujet.
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IA et dessins de presse : Une nouvelle expo à emprunter auprès du CLEMI de Besançon
Une exposition par Cartooning for Peace pour saisir les enjeux au cœur du déploiement de l'IA toujours avec humour. Le CLEMI de Besançon met à la disposition des établissements de l'Académie de Besançon les affiches imprimées de cette exposition. Pour réserver cette...
Samedi 04 octobre, de 14 h 30 à 16 h : une conférence dessinée sur l’IA dans le cadre de la Fête de la Science
Samedi 04 octobre, de 14 h 30 à 16 h : quand Science, Culture et Numérique se rencontrent.La DRANE Bourgogne-Franche-Comté est ravie est contribuer à la première action programmée dans le cadre de la Fête de la science à la médiathèque des Tilleuls (Besançon). ▶ La...
« Fondamentaux de l’IA » : un parcours Magistère en auto-inscription
« Fondamentaux de l’IA » Dans le cadre du PRAF 2025-2026, la DRANE Bourgogne-Franche-Comté a ouvert un parcours en auto-inscription sur Magistère : L’intelligence artificielle est de plus en plus présente dans notre quotidien. Il est important d’en mesurer les enjeux...
Page mise à jour le 18/12/2025















