Les dossiers de la DRANE

Les communs numériques pour l’éducation 

 

 

Le développement des « communs numériques », un enjeu prioritaire en matière de numérique éducatif

En matière de numérique pour l’éducation, le Ministère considère que les communs numériques constituent l’horizon par défaut des projets soutenus et opérés par l’institution. Développer les communs numériques permet d’acculturer, mobiliser et animer un écosystème fertile et durable de communs numériques de l’éducation et de faire connaître ou mettre en valeur les créations issues des académies et des communautés.enseignantes.

 

L’axe 3 de la stratégie nationale du numérique pour l’éducation 2023-2027 vise à proposer une « offre numérique raisonnée, pérenne et inclusive » et soutenir le développement des communs numériques en constitue un levier :
« Le terme « commun numérique » désigne un ensemble de ressources numériques produites et gérées collectivement par une communauté. Par nature, ils sont partagés et collectifs » (p.24)

Les communs numériques figurent également dans l’article 4 de la Charte pour l’éducation à la culture et à la citoyenneté numériques qui s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale :
« La culture des communs numériques favorise la co-création et le partage des ressources pérennes et accessibles que la communauté scolaire peut librement utiliser et modifier ».

Des biens communs de la connaissance aux biens numériques

Les biens communs de la connaissance

Elinor Ostrom est une politologue et économiste américaine. En octobre 2009, elle est la première femme à recevoir le Prix de la Banque de Suède, avec Oliver Williamson, « pour son analyse de la gouvernance économique, et en particulier, des biens communs. Le concept de « commun de la connaissance » ou « bien commun informationnel » a été initialement introduit par le chercheur et informaticien Philippe Aigrain. Dans Cause commune, il propose d’appliquer la notion de biens communs, développée notamment par Elinor Ostrom, à la sphère des biens intellectuels.

Plutôt que de « biens communs », on parle plus généralement de « communs » pour éviter la confusion induite par la notion de « bien » et de propriété qui lui est souvent attachée. En effet, ils ne sont pas seulement des biens matériels, ni même immatériels, qu’il faudrait gérer et dont l’essence serait fixe et immuable.

Dans son ouvrage, Elinor Ostrom met en évidence un ensemble de principes à respecter par la communauté pour y parvenir. Ils définissent les conditions de mise en place d’une gouvernance ouverte :

  • des groupes aux frontières définies
  • des règles régissant l’usage des biens collectifs qui répondent aux spécificités et besoins locaux
  • la capacité des individus concernés à les modifier
  • le respect de ces règles par les autorités extérieures
  • le contrôle du respect des règles par la communauté qui dispose d’un système de sanctions graduées
  • l’accès à des mécanismes de résolution des conflits peu coûteux
  • la résolution des conflits et activités de gouvernance organisées en strates différentes et imbriquées

Définition à retenir : les communs numériques sont des ressources, gérées collectivement par une communauté, celle-ci établit des règles et une gouvernance dans le but de préserver et pérenniser cette ressource.

Livre VS open source

Les termes « libre » et « open source » décrivent à peu près la même catégorie de biens communs numériques (logiciels ou ressources). Cependant, ils se basent sur des valeurs fondamentalement différentes. La différence tient surtout à la philosophie et à la définition juridique, plus qu’à la technique : l’open source est une méthodologie de développement tandis que le logiciel libre est une notion juridique et éthique portée par le mouvement du logiciel libre (FSF).

Le format ouvert

L’expression « logiciel ouvert » n’a pas de définition juridique stabilisée contrairement à « logiciel libre ». Selon le contexte, elle est utilisée :

  • soit comme simple traduction approximative d’« open source » (code visible, collaboration)
  • soit pour dire « on peut voir le code » ou « on peut configurer/interfacer », sans forcément garantir toutes les libertés du logiciel libre.

Un « logiciel ouvert » peut donc être libre… ou non ; il est indépendant d’un éditeur ou d’un logiciel. Si un éditeur parle de « logiciel ouvert » sans préciser la licence, il faut vérifier les restrictions imposées (utilisation, redistribution, dérivés). Un format ouvert peut être un format issu d’une organisation indépendante, un format propriétaire dont les spécifications ont été rendues publiques, un format développé par la communauté du logiciel libre (exemples courants : les formats fermés de la suite bureautiques Microsoft Word (.doc, .docx, .xls, . ppt) VS le formats ouverts de la suite bureautique libre OpenOffice (.odt, .ods., .odp))

▶ „ Tableau synthétisant les concordances entre formats ouverts et formats fermés

Quels constats pour l’éducation ?

1. Il existe un impact évident des technologies numériques sur la baisse des coûts de la connaissance. En effet, une fois produite, elle ne coûte quasiment plus rien à produire et on peut la diffuser également à peu de frais.

2. Les difficultés ou restrictions d’accès à la connaissance ont toujours existé, ne serait-ce qu’avec les inégalités sociales ou les territoires. L’utilisation de certains moyens techniques, en permettant de capturer numériquement la connaissance, la rendent alors propriété exclusive d’un détenteur et développent aussi de nouvelles formes d’enclosure.

3. Le rôle crucial joué par l’École, les bibliothèques, les instituts scientifiques dans la diffusion du savoir et la Recherche, institutions par ailleurs « affaiblies ou menacées par “l’extension de la logique de la propriété intellectuelle, peu favorable à la créativité et la diffusion des œuvres et des idées ».

4.La réaction aux nouvelles tentatives d’enclosures se traduit par une importante mobilisation des citoyens qui se rassemblent au sein de mouvements et d’organisations.

Les ressources éducatives libres (REL)

En 2012, lors du Forum mondial des REL a adopté officiellement le terme « ressources éducatives libres « (REL) pour désigner « des matériaux d’enseignement, d’apprentissage ou de recherche appartenant au domaine public, ou publiés avec une licence de propriété intellectuelle permettant leur utilisation, adaptation et distribution à titre gratuit. » Une REL est une ressource pédagogique (cours, vidéo, manuel, activité, logiciel, image…) utilisée dans un contexte d’enseignement ou d’apprentissage. Elle est placée dans le domaine public ou sous licence ouverte (type Creative Commons) qui autorise la consultation, la réutilisation, l’adaptation et la redistribution gratuites, dans le respect de la licence. Elle repose sur une ensemble de cinq permissions qui déterminent son caractère libre d’une ressource : RETENIR (télécharger ou sauvegarder), RÉUTILISER, RÉVISER (adapter, traduire, modifier), REMIXER, REDISTRIBUER.

« ÉduCommun » : la nouvelle qualification du Ministère

En septembre 2026, la commission Édu-up dédiée aux communs numériques éducatifs a examiné pour la première fois des REL portées par des structures en personne morale. La stratégie du numérique 2023-2027 et laForgeEdu sont les infrastructure de référence de cet appel à communs numériques inédit. Pour être qualifiée en « ÉduCommun », une REL doit être issue de LaForgeEdu, être positionnée à l’échelle de maturité ePoC, animée par une dynamique communautaire en lien avec le ministère et/ou les DRANE.

Le logiciel libre Linux, le navigateur web Firefox, la base de données libre OpenStreetMap ou le contenu libre de Wikipédia sont des exemples grand public de communs numériques. Le ministère de l’Éducation nationale propose aux enseignants plusieurs communs spécifiquement dédiés à l’enseignement-apprentissage. Les communs numériques participent d’un numérique souverain en faisant le choix d’utiliser des logiciels libres et des formats ou standards ouverts et interopérables. Les moyens requis pour développer des « communs », la libre circulation des codes et des données, stimule l’émulation et l’innovation. Le partage augmente directement la valeur d’usage de la ressource et permet par ailleurs d’étendre la communauté qui la préservera

Communs numériques éducatifs : des exemples pour mieux comprendre

Les communs numériques participent d’un numérique souverain en faisant le choix d’utiliser des logiciels libres et des formats ou standards ouverts et interopérables. Les moyens requis pour développer des « communs », la libre circulation des codes et des données, stimule l’émulation et l’innovation. Le partage augmente directement la valeur d’usage de la ressource et permet par ailleurs d’étendre la communauté qui la préservera.

APPS EDUCATION

apps.éducation.fr est une plateforme de services numériques partagés qui regroupe en un seul point d’accès quinze services construits sur des outils open source ou des logiciels libres portés par différents services ou académies.
Tous ces outils sont conformes au RGPD et permettent donc un travail collaboratif à distance en toute sécurité.

En savoir plus sur les Apps

CAPYTALE

Développée par l’académie de Paris et fondée sur une palette d’applications (Python, SQL, OCaml…), Capytale est un service intégré à l’environnement numérique de travail (ENT). Il permet de créer et partager des activités de codage informatique entre enseignants (essentiellement en SNT, NSI, mathématiques, STI, technologie et informatique).  Capytale encourage le partage d’activités pédagogiques entre enseignants en donnant l’accès à une bibliothèque de ressources partagées (sous licence Creative Commons By-SA) où chacun peut contribuer.

ÉLÉA

Éléa est une plateforme pédagogique qui repose sur la solution open source Moodle. Elle permet aux personnels exerçant dans les écoles, collèges et lycées de créer des parcours d’apprentissage scénarisés et personnalisés, tout en intégrant des éléments interactifs, engageants et motivants.

En savoir plus Éléa

Magistère 2 est la plateforme de formation à distance de l’Éducation nationale. Elle est destinée à la formation continue et montée en compétences des agents du Ministère. Elle est construite sur le logiciel open source Moodle.
Magistère rassemble une grande communauté de contributeurs en Europe.
En savoir plus sur Magistère 2

 

Primtux : des applis créées par des professeurs pour des professeurs et leurs élèves

Libre et gratuit, sécurisé, fonctionnant sur tous les ordinateurs, même anciens, PrimTux est système d’exploitation libre dédié à l’apprentissage et conçu par des pédagogues, pour l’école et la maison.
Il est destiné à des utilisateurs de 3 à 10 a,s : « mini » (3-6 ans, rose), « super » (6-8 ans, vert), « maxi » (8-10 ans, bleu).

 

PrimTux inclut les grandes familles d’applications issues du monde du libre (applis de dessin, lecteur multimédia, navigateur Internet, client messagerie) ainsi qu’une sélection d’applications éducatives soigneusement choisies pour soutenir les apprentissages scolaires. Ces applications couvrent divers domaines tels que les mathématiques, la lecture, les sciences, et plus encore. L’objectif est de créer un environnement numérique favorisant le développement cognitif des élèves.

En savoir plus sur Primtux
Accédez au site officiel de Primtux

LaForgeEdu : Une forge nationale technologiquement souveraine et mutualisée

Pour en savoir plus et faire communauté, un forum dédié d’accueil et d’échanges sur la Forge est disponible sur la messagerie Tchap

Proposée par le ministère de l’éducation nationale, la forge des communs numériques éducatifs contient des ressources pédagogiques (logiciels et ressources éducatives libres) utiles à la communauté scolaire. Elle repose sur le logiciel libre GitLab. L’idée est de créer ensemble, partager et faire vivre des logiciels et ressources éducatives libres.

Née de la volonté de la Direction du numérique pour l’éducation de mutualiser les énergies et les différentes actions, la Forge se propose de catalyser les synergies entre acteurs de l’enseignement pour faire émerger des communs numériques utiles et innovants. Elle regorge de pépites éducatives, soigneusement conçues et partagées par ses contributeurs : logiciels, applications web, supports de cours, exercices interactifs… Ces ressources couvrent un large éventail disciplinaire et de niveaux.

LaForgeEdu, est un espace en ligne conçu pour favoriser la création et le partage de ressources éducatives libres où les enseignants peuvent :

  • Collaborer : travailler en équipe sur des projets pédagogiques.
  • Créer : développer des logiciels, des applications, des jeux éducatifs, etc.
  • Partager : mettre à disposition de la communauté éducative l’ensemble de leurs créations.
  • Réutiliser : s’inspirer des travaux des autres pour personnaliser leurs propres ressources.

Les enseignants développeurs choisissent d’y déposer le code informatique de leurs projets numériques, d’autres y éditent du contenu. Par exemple, les ressources ePoc, PrimTUX ou MathALÉA font partie de cette forge.
Pour contribuer : tout personnel de l’Éducation national peut accéder à LaForgeEdu via son compte apps.education.fr. Libre ensuite à chacun de consulter les ressources, déposer vos propres productions, rejoindre un projet existant ou en initier un nouveau.

Pourquoi utiliser LaForgeEdu ?

La promotion et l’utilisation de logiciels libres est un enjeu primordial pour l’école de demain. Il s’agit bien là de développer des outils à visée pédagogique pérennes, respectueux des données personnelles de chacun et qui assureront l’indépendance de l’enseignement offert aux élèves.

Un des intérêts de la forge est bien de proposer un espace d’hébergement pérenne et gratuit pour les sites professionnels des enseignants. Tous les contenus publiés sont alors partagés sous licence libre.
Tout collègue peut donc les utiliser, les modifier et les republier. Via la Forge, tout enseignant peut copier l’intégralité du site d’un collègue qui apparaitra dans son espace. Il a alors tout loisir de le modifier et de l’adapter à ses besoins. Un tuto est proposé sur comment créer son site à partir d’un autre. La Forge permet donc à chaque enseignant de concevoir, partager et publier un site Internet.

N.B.: il existe d’autres forges à l’Éducation nationale et ce, depuis longtemps, comme par exemple une forge « métiers » (privée et non accessible) à destination des informaticiens et équipes DSI du ministère et des académies ou encore la forge interministérielle MIM-libre opérée par le Pôle de Compétences Logiciels Libres PCLL de Dijon qui s’occupe notamment du portail apps.education.fr et qui offre un compte Mastodon aux enseignants.

🔎 « Portail primaire de la Forge » : Un portail de LaForgEdu référence des dizaines d’applications spécifiquement dédiées aux professeurs des écoles et à leurs élèves.

📌 Depuis mars 2026, « La Ressourcerie » de LaForgeEdu remplace l’ancienne cartographie. Cet espace prend la forme d’un catalogue en ligne où l’on peut explorer les ressources présente dans La Forge des communs numériques pour l’éducation à l’aide de plusieurs filtres (niveaux, disciplines, profils, types de ressources, mots-clés). Il est possible de trier les résultats (ordre alphabétique, nouveautés, « coups de cœur », projets actifs). Chaque fiche renvoie directement vers la ressource correspondante (application en ligne, site, jeu sérieux, supports pédagogiques, etc.). La Ressourcerie est un dispositif vivant, enrichi en continu par les contributions de la communauté via un formulaire dédié pour proposer de nouvelles ressources ou mises à jour, et un salon Tchap pour échanger et suivre l’actualité. Elle s’inscrit pleinement dans la logique des communs : un catalogue collaboratif, évolutif, au service de l’ensemble de la communauté éducative, qui favorise la mutualisation et l’amélioration collective des ressources pédagogiques numériques

Des applis forgées dans la Région académique Bourgogne-Franche-Comté

MULTIMATHS

Multimaths, c’est près de 30 applications dans le domaine des Mathématiques pour entraîner les élèves du cycle 2 au collège à l’aide d’exerciseurs. Ces applications sont réalisées par un professeur de mathématiques de collège dans l’Académie de Dijon grâce au soutien de la délégation régionale académique au numérique pour l’éducation (DRANE Bourgogne-Franche-Comté).

KUTSUM

Kutsum est une application de quiz conçue pour les enseignants et leurs élèves, du primaire au post‑bac. Elle propose une base de questions collaborative enrichie par la communauté, un mode enseignant pour animer des quiz interactifs en classe (type Kahoot) et créer des activités d’entraînement, ainsi qu’un mode élève pour travailler en autonomie à son rythme.

CLASSE À DEUX

Applications nativement conçues sur « Classe à deux » qui recense un ensemble de publications, ressources et outils numériques libres et gratuites développés par le duo d’enseignants en particulier pour les cycles 2 et 3.

Les communs ne sont pas un « un sujet en plus » mais un fil rouge transversal

Les communs numériques éducatifs ne sont pas une couche supplémentaire à ajouter à nos missions, mais une manière cohérente de faire vivre au quotidien les valeurs du service public : partage, coopération, sobriété et souveraineté numérique. En choisissant d’utiliser des logiciels libres, des ressources éducatives libres, des formats ouverts et des services portés par l’institution, chaque personnel – enseignant, CPE, documentaliste, personnel de direction, ATSS, formateur – contribue déjà à faire exister ces communs dans son champ de responsabilité.

Avec LaForgeEdu et sa Ressourcerie, nous disposons désormais d’un espace national pérenne pour héberger, documenter et mutualiser ces ressources, quelle que soit leur origine géographique ou disciplinaire. Tout personnel de l’Éducation nationale peut y accéder avec son compte apps.education.fr, explorer des projets existants, copier un site ou une application, les adapter à ses besoins, puis partager à son tour ses propres productions sous licence libre. La forge devient ainsi un lieu concret où la communauté éducative organise la gouvernance de ses ressources numériques et en assure la pérennité, dans une logique pleinement conforme à la stratégie numérique 20232027. Pour un enseignant, l’intérêt est triple : disposer de ressources utilisables en toute sécurité juridique, pouvoir adapter ces ressources à sa classe ou à son contexte, et contribuer à une dynamique collective plutôt que produire seul dans son coin. Pour l’établissement, les communs offrent des solutions numériques plus sobres et plus souveraines, en cohérence avec les valeurs de sobriété et de protection des données.

C’est par cette multitude de gestes, modestes ou plus engagés, que nous construirons ensemble un écosystème de ressources partagées, robustes et durables, au service de tous les élèves et de tous les professionnels de l’éducation.

La DRANE vous accompagne

Les questions les plus fréquentes

1. Ai-je le droit d’utiliser un commun numérique en classe avec mes élèves ?

Oui, c’est même l’un de ses objectifs principaux. Les communs numériques éducatifs sont conçus pour être utilisés en contexte d’enseignement et d’apprentissage, dans le respect de la licence indiquée (par exemple une licence libre ou Creative Commons). Il est simplement important de citer la source et de respecter les conditions éventuelles (mention de l’auteur, partage à l’identique, non‑usage commercial, etc.).

2. Puis-je modifier une ressource commune pour l’adapter à ma classe ?

Dans la plupart des cas, oui : les licences qui encadrent les communs numériques éducatifs autorisent l’adaptation (traduire, simplifier, enrichir, changer le niveau, etc.). Il faut alors signaler que la ressource a été modifiée et respecter la licence d’origine (par exemple, conserver une licence de type CC BY-SA si c’était le cas au départ).

3. Si je partage une ressource, est-ce que je « perds » mes droits d’auteur ?

Non, vous restez auteur de votre travail. En choisissant une licence libre ou ouverte, vous accordez des droits d’usage, d’adaptation et de partage à d’autres, mais votre nom reste attaché à la ressource. La licence précise simplement dans quelles conditions ces usages sont possibles (citation obligatoire, partage à l’identique, etc.).

4. Comment savoir si je peux mettre sous licence libre une ressource que j’utilise déjà ?

Vous pouvez librement placer sous licence ouverte ce que vous avez créé vous‑même (textes, activités, évaluations, supports), à condition de ne pas y avoir intégré d’éléments protégés sans autorisation (images, extraits d’ouvrages, vidéos, etc.). En cas de doute sur certains contenus, il est préférable de les remplacer par des éléments libres de droits ou de demander conseil au référent numérique ou à la documentation de votre académie.

5. Partager une ressource comme commun va‑t‑il me prendre beaucoup de temps ?

Pas nécessairement : on peut commencer petit, avec une seule ressource déjà éprouvée en classe, en la documentant de manière simple (contexte, niveau, objectifs, consignes) et en y ajoutant une licence. Le temps investi est ensuite « amorti » par les réutilisations possibles, les retours de collègues et les améliorations partagées, qui enrichissent votre travail initial.

Les Communs numériques pour l’éducation (DRANE Bourgogne-Franche-Comté, mai 2026)

Ce dossier explore la naissance et l’évolution de la notion de « commun », en se concentrant particulièrement sur les communs de la connaissance ainsi que les logiciels libres et open source qui garantissent l’indépendance vis-à-vis d’un éditeur ou d’un logiciel propriétaire. Les ressources éducatives libres (REL) sont également présentées comme des exemples de communs de la connaissance, favorisant l’accès à l’éducation pour tous. Le texte aborde ensuite la notion de bien commun numérique, soulignant son importance dans le contexte actuel de la numérisation croissante des ressources et des services éducatifs. Une attention particulière est accordée à la création de la forge des communs numériques pour l’éducation, alias LaForgeEdu, technologiquement souveraine, qui promeut les initiatives individuelles pour l’intérêt de tous.

Pour aller plus loin

Les ressources suivantes vous permettront d’approfondir certaines des notions abordées dans ce parcours de présentation :

 

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La nouvelle Ressourcerie de la forge (ex. Cartographie) est en ligne !

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La Forge des communs numériques éducatifs, alias LaForgeEdu, rassemble une communauté d’enseignants qui conçoivent et partagent des logiciels et ressources libres au service de leurs collègues et de leurs élèves, constituant un écosystème riche de plusieurs milliers...

Page mise à jour le 19/05/2026